Real Madrid: de la crise à la première place

  Ce début d’année 2007 a été l’un des plus mouvementés de ces dernières années au Real Madrid. Un véritable bouleversement a transfiguré la Maison Blanche. L’empire des galactiques s’est effondré et de jeunes espoirs sont arrivés. Mais tant sur le plan sportif que médiatique, ce mois de janvier a été difficile à vivre pour tous les madrilènes. Rappel des faits. Avec l’arrivée de Gago, Higuain et Marcelo, les supporters du Real Madrid s’attendent à des jours meilleurs. Le premier test de 2007 est loin d’être le plus facile. Les madrilènes se déplacent à La Coruña pour y défier le Deportivo. Capello titularise d’entrée le jeune milieu Fernando Gago, laissant sur le banc Diarra, jusque là irremplaçable dans l’équipe type. Cependant, le Real s’incline 2-0, impuissant face aux assauts des Galiciens. Gago a laissé quelques détails de qualité sur le terrain, et le latéral Marcelo a également effectué des débuts prometteurs. Mais le jeune Brésilien s’est blessé pour… quatre semaines. Après le match, la presse s’enflamme. Et ce qui va suivre dans les jours suivants est loin d’arranger les choses. David Beckham, emblème des galactiques de Florentino Perez, annonce son départ pour les Los Angeles Galaxy à la fin de la saison, où il gagnera… 193 millions d’euros! Capello apparaît quelques heures plus tard en conférence de presse et déclare: « David Beckham est un grand professionnel, je n’ai jamais eu le moindre problème avec lui, mais il ne portera plus jamais le maillot du Real Madrid: un joueur qui a signé un tel contrat ne peut avoir la même motivation que les autres ». Il a également clarifié le futur d’Antonio Cassano, élément perturbateur du vestiaire: « Il n’entre pas dans mes plans. Nous lui cherchons un club ». Dans cette atmosphère houleuse, le Real se déplace à Séville pour y affronter le Betis lors des huitièmes de finales de la Copa Del Rey. Capello laisse Beckham, Cassano et Ronaldo à Madrid. Malgré le score nul et vierge, Gonzalo Higuain, titulaire, a montré qu’il pouvait énormément apporter à l’attaque madrilène. Capello est séduit. La non convocation de Ronaldo ne lui a pas fait plaisir. D’abord annoncé en Arabie Saoudite, son destin le plus probable semble être Milan. Mais les dirigeants italiens comptent sur « la colère » du Brésilien pour l’obtenir gratuitement. Ronaldo serait, selon la presse italienne, disposé à payer pour rejoindre le club de Silvio Berlusconi. L’accord entre le club et le joueur est total, reste à convaincre le Real, qui n’est pas prêt à lâcher gratuitement un autre galactique. e match de championnat face à Saragosse ne semble pas l’idéal pour arranger les choses. Pourtant, le Real Madrid va livrer un excellent match. Higuain et Gago ont convaincu Capello et ont forgé leur place de titulaire en à peine deux semaines. Les deux recrues argentines ont démontré qu’ils représentaient tout ce dont le Real avait besoin: envie de jouer, fraîcheur et motivation. Une magnifique passe d’Higuain permet à Van Nistelrooy d’inscrire le seul et unique but de la rencontre. Le Bernabeù est conquis. Le Real est de retour? Quelques jours plus tard, Ramon Calderon, président du Real Madrid, va déraper dans une université. « Les joueurs sont incultes et se prennent pour des superstars. Ils ne paient nulle part et se croient tout permis », a notamment déclaré Calderon qui ignorait la présence de caméras. Indignés, les joueurs demandent des explications… Le président s’est empressé de présenter publiquement ses excuses avant de se réunir avec l’effectif au complet. Le match retour face au Betis devait confirmer la résurrection du Real Madrid. Après seulement quatre minutes de jeu, Robinho ouvre le score. Malheureusement, Dani égalise contre le cours du jeu. Le score ne bougera plus: le Real est éliminé de la Copa. Mais la presse et les supporters sont unanimes: ce Real là peut aller loin. L’image laissée face au Betis de Luis Fernandez a séduit le Bernabeù. L’honneur du maillot madrilène est sauf: il faut continuer dans cette direction. Dimanche soir, le Real avait l’occasion de recoller aux leaders Séville et Barcelone. En déplacement à Majorque, les hommes de Capello devaient gagner. Majorque est synonyme de mauvais souvenir pour les supporters du Real. Il y a un an, ce déplacement a provoqué la démission du mythique Florentino Perez. L’équipe alignée par l’entraîneur italien est symbolique. Casillas, Torres, Ramos, Diarra, Gago, Robinho, Reyes, Higuain et Robinho ont tous moins de 25 ans! Le match est ennuyeux, même si Ramos envoie un coup de tête sur la transversale avant de se blesser. En fin de rencontre, Reyes décroche un coup franc magistral et donne la victoire au Real. Madrid est co-leader L’ambiance est tendue, le jeu n’est pas spectaculaire, les buts sont rares, mais cela faisait cinq ans que le Real n’avait pas si bien terminé la première partie du championnat. Madrid est co-leader de la Liga avec 38 points, alors que la saison dernière, le Barça avait treize longueurs d’avance. Cette équipe ultra critiquée a exactement le même nombre de points que Barcelone et Séville, admirés par tous. Une chose est certaine, le Real n’a pas dit son dernier mot. Le titre est loin d’être joué…

écrit par FC-Barcelone.com

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