Le Real n’y arrive toujours pas

  Il est loin le temps où le stade Santiago Bernabeù était une forteresse imprenable qui faisait peur à tous les adversaires du Real Madrid. Il y a encore quelques années, les supporters madrilènes savaient qu’ils pourraient fêter une belle victoire à leur sortie du stade. Les choses ont changé… Le Bernabeù ne fait plus peur à personne. L’équipe de Fabio Capello n’a inscrit que 12 buts à domicile et a déjà laissé filer 12 points… Après la réaction face à la Real Sociedad ( victoire 1-2 grâce à des buts de David Beckham et Ruud Van Nistelrooy, suite à deux défaites consécutives 1-0 face à Villareal et Levante), les madrilènes voulaient confirmer à domicile face au Betis Séville. Au match aller, le Real s’était imposé 0-1 grâce à une tête de Mahamadou Diarra. Mais depuis l’arrivée de Luis Fernandez, cette équipe s’est métamorphosée. Reléguable pendant toute la première partie du championnat, les hommes de l’entraîneur français pointent désormais à la quatorzième place et sont bien décidés à rester en première division. Fabio Capello aligne une équipe habituelle: Casillas dans les buts, Ramos, Cannavaro, Helguera et Torres en défense, Gago, Guti, Beckham, Emerson et Robinho au milieu, et Van Nistelrooy seul en pointe. A la surprise générale, le Real pratique un excellent football en début de partie. Guti se charge d’accélérer le jeu à chacune de ses touches de balle. Mais le pauvre Van Nistelrooy était trop isolé à la pointe de l’attaque. L’avant centre hollandais n’a pas eu la moindre occasion en première période. Même si le Real a obtenu plus de soixante pour cent de possession de balle, le fait que le joueur le plus dangereux de l’équipe soit le latéral droit (à savoir Sergio Ramos) démontre bien que quelque chose ne tourne pas rond… Ramos aurait pu ouvrir le score en fin de première période et récompenser les efforts madrilènes si Doblas n’avait pas réalisé une intervention de grande classe. Au fil des minutes, le Betis connaît des hauts et des bas. Les hommes de Fernandez auraient même dû être réduits à dix. Juande décroche un coup de coude très violent dans le visage de Robinho, mais l’arbitre ne daigne même pas siffler une faute… Le temps passe et le Real baisse le rythme, ce qui permet aux verdiblancos de se procurer une magnifique occasion en fin de première période. Pancrate, arrivé du PSG, se présente seul face à Casillas mais ne parvient pas à marquer. Au retour des vestiaires, Capello fait entrer Raùl à la place de Gago. Ennuyé devant ce triste spectacle, le public choisit deux boucs émissaires: Emerson et Robinho. A chaque fois qu’un des deux brésiliens touchait le ballon, une pluie de sifflets s’abattait sur lui! En ce qui concerne le premier, les supporters estiment qu’il n’a pas encore prouvé qu’il valait 16 millions d’euros… D’autre part, les déclarations de Robinho, qui a avoué ne pas être heureux à cause du manque de confiance de Capello, ont également dérangé les socios. Déstabilisés, les joueurs madrilènes s’effondrent. En moins de huit minutes, le Betis aurait pu marquer quatre fois. Mais Casillas et son poteau maintiennent le score nul et vierge. De l’autre côté, seul Van Nistelrooy apporte le danger. Il envoie un centre de Beckham sur la transversale… Rien ne fonctionne plus au Real Madrid. Et l’expulsion de la star anglaise en fin de rencontre n’a pas arrangé les choses. La crise est évidente dans le club de la capitale espagnole. Pendant ce temps, Ronaldo inscrit son premier doublé avec le Milan AC. La Ligue des Champions revient mardi: le Real affronte le Bayern Munich, également en situation critique. Les supporters attendent de voir… Fiche technique Real Madrid: Iker Casillas; Sergio Ramos (Marcelo, min. 76), Cannavaro, Helguera, Miguel Torres; Emerson, Gago (Raúl, min.46); Beckham, Guti, Robinho (Reyes, min.61); Van Nistelrooy. Real Betis: Toni Doblas; Ilic (Isidoro, min.85), Melli, Nano, Fernando Vega; Pancrate, Miguel Angel, Juande, Capi (Rivera, min.46), Fernando; Sobis (Robert, min.65).

écrit par FC-Barcelone.com

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