Le Real Madrid remporte un choc complètement fou (2-3)

Le Real Madrid a fait fort en s’imposant avec la manière sur le terrain du FC Valence. Alors que les supporters pouvaient s’inquiéter de l’absence de leurs deux renforts galactiques, Cristiano Ronaldo et Kaká, le Real a livré son meilleur match de la saison grâce à la jeune paire d’attaquants Higuaín (auteur d’un doublé) et Benzema (auteur d’un match exceptionnel). Si Valence est parvenue à revenir au score à deux reprises, un autre Argentin, Ezequiel Garay, a donné l’avantage définitif à son équipe d’un coup de tête en toute fin de rencontre. »El Ingeniero » Manuel Pellegrini semble avoir trouvé la formule gagnante. Match après match, son Real ne cesse de s’améliorer. La défense s’est considérablement solidifiée. Ramos et Arbeloa règnent sur leurs flancs respectifs, et le duo de défenseurs centraux Pepe-Albiol fait preuve d’une solidité remarquable. Face à Valence, Pepe s’est montré impérial, et Albiol n’a pas fait le moindre cadeau à ses ex-coéquipiers. Mauvaise nouvelle pour Madrid, Pepe s’est gravement blessé lors d’une mauvaise chute en fin de première période. La réception du Portugais est douloureuse, et il aurait sévèrement abîmé les ligaments de son genou, ce qui le tiendrait éloigné des terrains pendant plusieurs mois… Heureusement pour le Real Madrid, Pedja Mijatovic, dont la prestation en tant que directeur sportif sous l’ère Calderón laissait à désirer, avait repéré un jeune Argentin évoluant au Racing Santander: Ezequiel Garay. Arrivé sans faire de bruit, ‘El Negro’ Garay s’est montré très convaincant à chaque fois que Pellegrini a fait appel à lui. Face à Valence, il a été majestueux au centre de la défense merengue, se permettant même le luxe d’inscrire le dernier but de la soirée, synonyme de victoire pour son équipe. Du haut de ses 23 ans, Garay voit sans doute dans la grave blessure de Pepe le tournant de sa carrière, il débutera désormais énormément de matches en tant que titulaire.Si Pellegrini est parvenu à trouver le dispositif défensif idéal, c’est également grâce à ses deux moteurs placés dans l’entrejeu: Xabi Alonso et Lassana Diarra. Le Basque et le Français se sont une nouvelle fois illustrés face à Valence. Ils ont été bien aidés par le Brésilien Marcelo, également inamovible dans le onze initial. Devant, Van der Vaart remplaçait sobrement mais efficacement Kaká, et la paire Benzema-Higuaín était chargée d’apporter le danger devant l’ex-gardien du Real César.Les premières minutes de la rencontre sont à mettre à l’actif des joueurs locaux, qui dominaient incontestablement les débats. La meilleure occasion survient d’une frappe du prometteur Pablo Hernandéz qui frôle le montant de Casillas, particulièrement fébrile samedi soir. Mais le véritable maître à jouer de Valence est l’Argentin Ever Banega, qui faisait la différence à chaque fois que la balle atterrissait dans ses pieds.Plus le temps avançait, plus le Real grandissait et étouffait les tentatives « chés ». Au fil des minutes, Benzema s’est transformé. Placé à gauche, le Français s’est enfin montré à la hauteur des espérances placées en lui. Intenable, il éliminait sans cesse son homologue et délivrait des passes de grande qualité. La première occasion madrilène est à mettre à son actif, mais César détourne en corner. C’est ensuite Higuaín, bien servi par Marcelo dans le grand rectangle, qui s’illustre en éliminant son défenseur d’un superbe crochet (le même qu’il avait tenté, sans succès, face à Puyol au Camp Nou), mais fait preuve de précipitation à l’heure de tirer, car sa frappe passe largement à côté du but adverse. Quelques minutes plus tard, ‘Pipita’ accélère, sollicite le une-deux avec Benzema qui lui remet magistralement le ballon du talon, et décroche une frappe puissante du pied gauche, déviée de justesse par César. Sur le corner qui suit, Sergio Ramos s’élève plus haut que tout le monde et envoie une tête sur le poteau. Surpris, Higuaín ne parvient pas à pousser le ballon au fond des filets. Malgré le score nul et vierge, cette première mi-temps s’achève sur un ton madrilène, et est malheureusement entachée par la grave blessure de Pepe.Dix minutes après le retour des vestiaires surviendra le premier but de la soirée. A l’entrée de la surface, Karim Benzema élimine Bruno d’un habile passement de jambe et envoie le ballon sur la tête d’Higuaín, qui n’a qu’à l’envoyer au fond des filets. A à peine 22 ans (l’Argentin les a fêtés cette semaine, le Français soufflera les bougies samedi prochain), ces deux attaquants s’entendent à merveille et semblent assurer de longues années de bonheur au Real Madrid.Pourtant, le soulagement d’ouvrir le score sur la difficile pelouse de Mestalla ne dure que quelques instants. Comme face à Marseille, les madrilènes ne conservent leur avantage que durant six minutes. Bien servi par Mathieu, David Villa profite d’une sortie calamiteuse de Casillas pour inscrire de la tête le but égalisateur. ‘El Guaje’ avait à peine touché le ballon, mais il a cette exceptionnelle capacité à transformer en but tout ce qui arrive dans ses pieds. Seulement voilà… Samedi soir, le Real jouait bien, très bien. Et cinq minutes plus tard, c’est grâce à la qualité de son jeu, et non grâce à son réalisme, que Madrid reprendra l’avantage. Marcelo fait honneur à ses origines en se jouant de deux défenseurs avant d’accélérer et de lancer Higuaín dans le grand rectangle. ‘Pipita’ ne tremble pas et fusille César du pied droit. Gonzalo Higuaín est véritablement l’homme providentiel de ce Real Madrid 2009-2010.Unai Emery joue alors le tout pour le tout en faisant monter le dangereux Joaquín à la place de Navarro. Alors que le plus dur semblait fait (prendre deux fois l’avantage face à Valence n’est jamais chose aisée), les joueurs locaux parviennent à revenir au score par l’intermédiaire de leur joker de luxe. Suite à une nouvelle assist de Mathieu, Joaquín envoie un missile sur Casillas qui dévie dans ses buts. La responsabilité du portier madrilène est une nouvelle fois engagée sur ce second but. 2-2 à la 80ème, la messe semble dite…Mais samedi soir, le Real Madrid méritait de s’imposer. Et à la 83ème, un coup-franc lointain de Xabi Alonso est repris par la tête d’Ezequiel Garay qui parvient à l’envoyer au fond des filets de César. Le Real Madrid gagne 2-3 à Mestalla. Cette victoire a été assurée avec la manière, et permet à Pellegrini et ses hommes de suivre le rythme effréné imposé par Barcelone.Fiche technique FC Valence: César, Bruno, Dealbert, Navarro (71′ Joaquín), Mathieu (86′ Miguel), Albelda, Marchena, Banega, P.Hernandez, J.Mata, Villa.  Real Madrid: Casillas, S.Ramos, Pepe (45′ Garay), R.Albiol, Arbeloa, X.Alonso, L.Diarra, Marcelo, Van der Vaart (74′ Raúl), Higuaín, Benzema (84′ Granero).  Buts: Higuaín (54′), Villa (65′), Higuaín (65′), Joaquín (80′), Garay (83′)écrit

écrit par FC-Barcelone.com

Commentaires