L’AC Milan donne la leçon au Real Madrid (2-3)

Depuis le début de la saison, le Real Madrid enchaîne les victoires et collectionne les buts. Pourtant, seules deux grandes équipes se sont présentées face aux hommes de Manuel Pellegrini: le FC Séville et l’AC Milan. Or, ces deux uniques rencontres au sommet se sont soldées par deux défaites assez inquiétantes pour un club qui se prétend être le meilleur du monde… Mercredi soir, Leonardo et ses joueurs l’ont emporté 2-3 au Santiago Bernabeù, renversant un match pourtant bien contrôlé par le Real Madrid. « Notre équipe est toujours en formation », clamait Pellegrini en conférence de presse. Jusqu’à quand cette excuse sera-t-elle valable? Plus pour longtemps…Certes, des joueurs fondamentaux comme Ronaldo, Higuaín ou Guti n’étaient pas sur la feuille de match. Mais un club de l’envergure du Real ayant dépensé 250 millions d’euros cet été ne peut dépendre exclusivement de l’une ou l’autre individualité. De plus, le onze aligné par l’entraîneur chilien était plus que compétitif: Casillas dans les buts, Marcelo, Albiol, Pepe et Ramos en défense, Xabi Alonso et Lassana Diarra dans la zone de récupération, Granero, Kaká, Raúl et Benzema à l’attaque.Face à eux se trouvait le Milan le plus fragile de ces dernières années. Avec ses quatorze trentenaires sur la feuille de match et ses six buts inscrits en huit rencontres dans le Championnat italien, l’équipe de Leonardo semblait être une proie idéale. Le début de rencontre est conforme à ce que tout le monde attendait: Milan s’enferme dans son camp et laisse le Real évoluer à sa guise. De leur côté, les madrilènes conservaient le ballon et le contrôle du jeu, mais n’apportaient pas le danger devant les buts de Dida. C’est d’ailleurs d’une frappe molle et sans conviction que viendra le premier but de la soirée. Dida stoppe sans problème le tir de Granero, mais relâche maladroitement le ballon. Face à n’importe quel joueur, le gardien milanais aurait récupéré le cuir, mais ce genre d’erreur est fatale face à Raúl González Blanco. Attentif, le capitaine se rue sur la balle et marque dans le but vide.Au lieu de continuer à pousser, le Real Madrid s’est borné à contrôler la rencontre, faisant jeu égal avec les Milanais. La qualité du match était littéralement médiocre, sans la moindre occasion de but. Milan ne faisait strictement rien, et le Real manquait d’inspiration dans les derniers mètres. Le plus mauvais madrilène était une nouvelle fois Karim Benzema. Titularisé par surprise étant donnée la blessure de dernière minute de Gonzalo Higuaín, l’attaquant français n’a de nouveau rien démontré à la pointe de l’équipe… Benzema doit urgemment réagir pour faire taire ses détracteurs… Sa seule empreinte sur la soirée est une incursion dans le rectangle soldée par un tacle fautif de Zambrotta. Mais l’arbitre belge Frank de Bleeckere décide de ne pas siffler ce pénalty pourtant flagrant… Avant la pause, Marcelo aurait également pu alourdir le score après une jolie action lors de laquelle il élimine trois joueurs, mais sa frappe passe à quelques centimètres du poteau.En deuxième période, c’est au tour de Kaká d’alerte son ancienne équipe en mettant Dida à l’épreuve. Mais le gardien brésilien sort une claquette de grande classe. Et puis… Plus rien, jusqu’à l’heure de jeu. Soixante deux minutes. Voilà le temps qu’il a fallu à Milan pour cadrer leur première frappe de la soirée. C’est l’œuvre d’Andrea Pirlo, qui décroche une frappe sublime des trente mètres. Surpris, Casillas arrive trop tard et ne peut que constater l’égalisation de l’AC. Au lieu de se reconcentrer comme en première période, les hommes de Pellegrini se désorganisent et laissent la nervosité s’emparer de leurs gestes. A peine quatre minutes après le but de Pirlo, Ambrosini lance parfaitement Pato en profondeur. Aussi fou que cela puisse paraître, Casillas prend la mauvaise décision et sort incompréhensiblement de son rectangle. Plus rapide, le Brésilien se joue du portier madrilène et pousse le ballon dans les buts. En cinq minutes, le Milan le plus faible de ces dernières années donnait une leçon d’efficacité au Real Madrid.Malheureusement pour lui, Pellegrini n’avait pas énormément d’options à disposition sur son banc de touche. Dudek, Arbeloa, Garay, Van der Vaart, Diarra et Drenthe… Plutôt maigre pour révolutionner un match. L’élu de la soirée est pourtant Royston Drenthe, le seul ayant une véritable capacité à accélérer le jeu et faire la différence. Et le Néerlandais va répondre présent. Dès son entrée en jeu, il déboule sur son flanc gauche pour semer la pagaille dans la défense adverse. A la 76ème, il va même inscrire le but égalisateur. A l’entrée de la surface, il surprend tout le monde avec une belle frappe rasse du gauche qui finit sa course au fond des filets. 2-2. Depuis quelques années, le Real est habitué aux remontées épiques en fin de rencontre. Mais pas mercredi soir…A la 85ème, Casillas sauve miraculeusement les siens en déviant de justesse une frappe de Pato. Mais lors du corner qui suit, Milan marque un troisième but par l’intermédiaire de Thiago Silva. Pourtant, l’arbitre l’annule incompréhensiblement pour une supposée faute sur Casillas. Mais le ralenti est clair: le gardien madrilène est gêné par son défenseur, et pas par un joueur Milanais. Les hommes de Leonardo s’en prennent à l’arbitre, et Ronaldinho décide même de gifler le capitaine du Real Madrid. C’est d’ailleurs là la seule action à mettre à l’actif du Brésilien, bien gris tout au long de la soirée.Cependant, justice sera faite à la 88ème. Scandaleusement oublié au second poteau, Pato reçoit un centre millimétré de Clarence Seedorf et marque un magnifique but de volée. « Jouer au Bernabeù est mon rêve », déclarait-il avant la rencontre. Le rêve de Pato s’est réalisé et s’est même transformé en cauchemar pour les madrilènes. Et au vue de la prestation d’hier soir, le rêve madrilène de disputer la finale de la Ligue des Champions au Bernabeú dans quelques mois n’est pour l’instant réduit qu’à cela… Un rêve…  Fiche technique Real Madrid: Casillas, Marcelo, Pepe, R.Albiol, S.Ramos, L.Diarra, X.Alonso, Granero (66′ Drenthe), Kaká, Raúl et Benzema AC Milan: Dida, Zambrotta, T.Silva, Nesta, Oddo, Ambrosini, Pirlo, Seedorf, Ronaldinho (91′ Flamini), Pato et Inzaghi (59′ Borriello) Buts: Raúl (19′), Pirlo (62′), Pato (66′), Drenthe (76′) et Pato (88′)écrit

écrit par FC-Barcelone.com

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