24 novembre 2004 – C1 – 5è journée – Real – Leverkussen

Une victoire face au Bayer Leverkusen aurait assuré au Real Madrid une place en huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Mais les madrilènes semblaient l’avoir oublié pendant 75 minutes… En effet, ce n’était pas le « vrai Real » sur le terrain. Il est tout simplement impossible que tous ces grands joueurs produisent un si pauvre spectacle. Eh bien les socios commencent à vivre l’impossible. Pendant 45 minutes, le Real n’a tiré qu’une seul fois vers le but adverse. Mais ce tir de Figo passe largement au dessus du cadre. A part ça, rien. Des passes manquées, aucune agressivité dans les duels, aucune accélération, aucune envie… Seul Raùl, qui une fois de plus a démontré son amour pour le club, tentait d’arranger les choses. Le capitaine madrilène était omniprésent. Il s’est reconverti en défenseur central, puis en milieu récupérateur, ensuite en organisateur, pour terminer en avant centre. Mais il ne pouvait pas être partout à la fois. Et les Allemands sentaient qu’en poussant un peu, ils obtiendraient un excellent résultat. Après avoir sonné l’alarme par l’intermédiaire de Krzynowek, Berbatov ouvre le score après une erreur de Samuel, une de plus. On avait vraiment l’impression que les madrilènes étaient absents, qu’une équipe de sosies les remplaçait. Tout le monde sait que Florentino est capable de tout. La deuxième mi-temps se déroulait suivant le même schéma que la première. Le jeu blanc était stérile. San Iker (Saint Iker) continuait ses miracles et Raùl luttait, toujours éternellement seul… Garcia Remon décide de faire entrer Fernando Morientes (enfin !) à la place de David Beckham. L’Anglais a directement rejoint les vestiaires. Ce geste était capricieux et dépourvu de toute solidarité. Mais le MORO a changé les choses. Il a apporté travail et envie à toute l’équipe. Figo décide de réagir et entame une action époustouflante sur le flanc gauche, sollicite le une-deux avec Zidane, et envoie une passe « caviar » à Raùl, qui inscrit son 49ème but en Ligue des Champions et égale ainsi le record absolu d’Alfredo Di Stefano. Mais il fallait gagner. Ronaldo envoie une frappe mais, déviée par un défenseur allemand, elle part mourir sur le poteau. Les madrilènes hériteront d’un pénalty, à la suite d’une faute incontestable sur Zinédine Zidane. Le stade scandait le nom de Figo, qui avait déjà été ovationné sur le but de Raùl, mais la star portugaise voit son tir repoussé par Butt. Score final : 1-1. Les madrilènes ne méritaient pas de gagner. La première mi-temps n’était même pas digne d’une équipe de troisième division, mais le Real a montré son image galactique pendant 15 minutes. Cependant, un match se joue pendant 90 minutes… Peut-être l’avaient-ils oublié ? Tout reste jouable dans ce groupe très serré. Une victoire à Rome assurerait la place en demi-finale, mais restons prudents. 

écrit par FC-Barcelone.com

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